Pauline Peyrade © Mathieu Zazzo_Minuit
Mercredi 29 juillet, le Banquet du livre d’été accueille Pauline Peyrade, pour une rencontre croisée avec Marie Kock, Ce que nos maisons gardent de nous.
Pauline Peyrade est l’autrice de sept pièces de théâtre, toutes publiées aux Solitaires intempestifs, jouées et traduites en sept langues. Elle a reçu le prix Bernard-Marie Koltès pour Poings en 2019 et le Grand Prix de Littérature dramatique Artcena pour À la carabine en 2021.
L’Âge de détruire, paru aux éditions de Minuit en est son premier roman pour lequel elle obtient le Goncourt du premier roman en 2023. En 2026, elle obtient le Prix du Livre Inter pour Les Habitantes.
Dans L’Age de détruire, premier roman de Pauline Peyrade, la question de la maison était déjà centrale. Le récit s’organise autour de la relation d’Elsa et de sa mère, dont la violence traverse et structure le récit de bout en bout. Le texte s’ancre dans le visible, appartements, objets du quotidien, gestes, et suit Elsa de l’enfance jusqu’à l’âge adulte, dans un appartement aux détails précis. L’espace domestique est alors le lieu d’une violence familiale en huis-clos, un lieu qu’il faudrait déconstruire, avant d’imaginer s’en libérer.
Il est toujours question de violence familiale dans Les Habitantes, mais cette fois elle vient de l’extérieur, tapie dans la boite aux lettres : Emily vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C’est là qu’elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Elle y mène une existence en marge, rythmée par les promenades rituelles, les baignades à l’étang, le travail dans la ferme voisine. Peu de temps après la mort de sa grand-mère, des lettres arrivent, lui signifiant la mise en vente imminente de la maison. Dans ce texte poétique et sensible, les lieux sont l’objet d’un attachement viscéral et racontent les paradis (forcément ?) perdus.
Pour poursuivre la réflexion en compagnie de l’autrice, le Banquet du livre d’été vous propose une sélection de ressources :
- Pauline Peyrade : avec « Les Habitantes », un roman qui décentre l’humain face à la violence patriarcale
Une semaine dans leur vie, France Inter, 21 mai 2026 - Dans « Les Habitantes », Pauline Peyrade, prix du Livre Inter 2026, restaure avec poésie le lien avec la nature
Edwige Audibert, France Info, 14 avril 2026 - Une campagne en chaosmose
Sirine Poirier, En attendant Nadeau, 27 janvier 2026 - Pauline Peyrade : « Ce qui me fascine le plus chez Duras, c’est le fait qu’elle transforme tout en écriture »
Questionnaire par Simona Crippa/Propos recueillis par Johan Faerber, Collatéral, 1er mai 2024 - Pauline Peyrade : « Mes textes racontent le moment où l’on comprend qu’il y a une oppression à l’œuvre.”
Affaires culturelles, France Culture, 23 janvier 2023
Bibliographie :
Théâtre
- Valentin (Les Solitaires intempestifs, 2024)
- Des femmes qui nagent (Les Solitaires intempestifs, 2023)
- A la carabine suivi de Cheveux d’été (Les Solitaires intempestifs, 2020)
- Portrait d’une sirène suivi de Princesse de pierre – Rouge dents – Carrosse (Les Solitaires intempestifs, 2019)
- Poings (Les Solitaires intempestifs, 2017)
- Ctrl-X suivi de Bois impériaux (Les Solitaires intempestifs, 2016).
Roman
- Les Habitantes, roman (Minuit, 2026)
- L’Âge de détruire, roman (Minuit, 2023 et Double, 2025)
Mercredi 29 juillet, de 17h à 18h
Ce que nos maisons gardent de nous
Rencontre croisée avec Marie Kock
Animée par Maëlle Sagnes
Parvis de l’abbaye
Accès payant
Et
Jeudi 30 juillet, de 12h15 à 12h40
Virginia Woolf. Femme-phare
Exercice d’admiration, par Pauline Peyrade
Parc de l’abbaye
Accès libre et gratuit

